Le Niwaki
Credit photo : yves brenelière-2014
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REMPOTAGE DES PINS EN BACS OU EN POTS

CONSEILS DE PLANTATION D'UN PIN EN PLEINE TERRE

Préparation du contenant avant le rempotage


Si votre pin est placé sur une terrasse, vous devrez composer un terreau pour remplir votre contenant.


Tout d’abord, penser au drainage. S’assurer que le bac est percé à sa base. Ensuite, déposer au fond une toile poreuse genre géotextile sur le trou ou bien un feutre synthétique. Ceci a pour principale action d’empêcher les fourmis de passer et vider les particules de terreau hors du contenant.


Le drainage est composé soit de pouzzolane (roche naturelle volcanique), soit de billes d’argile ou encore d’écorce de pin maritime très grossière. Personnellement je préfère les grosses écorces L’épaisseur de ce drainage doit faire au moins 5 centimètres. Si le bac est très profond, l’épaisseur sera de 10 centimètres.


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Composition du terreau de rempotage


Je préconise pour les pins en pot de choisir 30 % de terreau universel, 20 % de terre de bruyère (véritable), 40 % d’écorce fine, 10 % de compost ou fumier décomposé ou déshydraté. L’ensemble devra être soigneusement mélangé.


Préparation de la motte et rempotage


La motte du pin doit être griffée sur tout son pourtour afin de démêler les racines enchevêtrées.


Les racines de la taille d’un crayon et plus sont taillées aux extrémités de façon à faire une coupe franche. Cette coupe permet une meilleure formation de nouvelles radicelles. Les racines endommagées sont aussi retaillées.


La motte est entourée de notre mélange que l’on tasse légèrement puis on arrose en dernier. Attention, il est préférable de surélever la motte, sachant qu’un tassement naturel se produit souvent par la suite.


Nous devrons compenser à l’issu de ce tassement par un rajout de terreau les mois suivants. La composition de ce terreau convient bien sûr pour toutes variétés de pins.


Voile blanc à la surface de la motte : "Pas de panique"!


Si un voile blanc très fin apparaît à la surface de votre pot au printemps ou sur le pourtour de la motte du pin, c’est que les racines sont en présence de mycorhizes.


Aussi des champignons issus du mycélium peuvent pousser à l’automne à la surface du bac.


Ces signes vous montrent que l’équilibre du terreau est bon. Les mycorhizes se développent dans le compost et le fumier.


Elles ne peuvent être présentes que si notre terreau est bien drainé (voir écorces grossières au fond des pots) et arrosé de façon régulière (deux à trois fois par semaine par exemple).




Les mycorhizes existent aussi naturellement dans les fumiers non asphyxiés par l’excès d’eau.

On les trouve aussi dans la terre de bruyère, les écorces de pin, ainsi que dans les terreaux de feuille.

Elles se fixent aux radicelles des pins et vivent en symbiose avec elles et les bactéries (voir les photos ci-contre - 9 mois après le rempotage).

Leur rôle est d’aider la plante à se nourrir.

Elles s'infiltrent dans des morceaux de bois mort, ou des feuilles mortes, afin de véhiculer les éléments nutritifs organiques où sels minéraux, jusqu’à la radicelle.

Ce sont ni plus ni moins que des véhicules. Ces véhicules les plus subtils, fonctionneront d’autant plus s’il y a présence d’eau et d'air dans le terreau.



Une aération de ce dernier est indispensable.


La présence des écorces dans le terreau et au fond du pot pour les plus grossières, est

le meilleur garant de l'équilibre entre l'air et

l'eau.

(photo de gauche: circulation des racines vers le fond du pot après un rempotage récent) 





L'arrosage des pins en pots


Préférons les arrosages en goutte à goutte ou rapprochés.


Un arrosage  ponctuel sera inefficace dans le cas ou le terreau est sec. Le plus souvent, l’eau

traverse le pot sans être retenue. Un terreau sec ne retient pas l’eau.


J’ai souvent constaté  à la suite d’un dépotage que les mottes étaient sèches presque

entièrement, alors qu’un arrosage venait d’être fait ou qu’il venait de pleuvoir.


Il vaut mieux arroser souvent et peut à la fois, que beaucoup en une seule fois.


Les arrosages peuvent commencer en avril. Pendant cette période de croissance, les pins absorbent beaucoup d’eau, d’autant plus que les vents venant de l’est sont fréquents à cette période et sont très desséchants.


Après un rempotage de printemps la motte initiale seiche rapidement.

Lorsque nous arrosons à cette période nous humidifions que le nouveau substrat

Les jeunes racines n’ont pas été cheminées dans ce nouveau terreau de rempotage.


Le pin continue alors d’absorber l’humidité de sa propre motte sans profiter de l’eau qu’on lui

apporte. Ce paradoxe d’arroser sans s’apercevoir que le pin  souffre de sécheresse est

fréquent et peut mettre le pin en difficultés.


Le meilleur moyen de palier à ce problème, c’est d’arroser en goutte à goutte pendant plusieurs heures en positionnant un tuyau au dessus de la motte initiale, le long du tronc.


Ce n’est pas la quantité d’eau que l’on apporte qui est le plus important, c’est le temps de

l’arrosage qui doit être long, avec un débit faible, afin d’imbiber convenablement la motte.


Sachez que l’arrosage en  goutte à goutte, même peu fréquent, est celui le plus efficace et le

plus économique. Une quantité excessive d’eau n’est pas dangereuse pour un pin pendant la période du printemps, si le drainage au fond du pot a été respecté.


J’ai souvent constaté que le mauvais développement d’un pin au printemps était neuf fois sur

dix lié au manque d’eau, surtout à partir du mois de mars à la fin juillet.






















ATTENTION


Le danger du dépérissement du pin en pot, vient aussi de l’habitude.


L’habitude conduit au manque d’attention.


Les signes qui doivent vous alerter que votre pin souffre ou est en danger, sont les suivants:

   

Le premier est la présence des pucerons sur les brindilles ou sur les aiguilles.


Un autre signe, c’est le développement réduit des nouvelles pousses du printemps.

Demandez vous s’il ne manque pas d’eau, ou s’il n'a pas été oublié pendant une longue période.


Le jaunissement des aiguilles au printemps après la plantation est courant. Pour se protéger

du choc du décompactage de la motte dans sa surface au moment de la plantation, le pin se protège en perdant des aiguilles. Bien souvent ce n'est pas grave dans la mesure ou l'arrosage est  régulier. Je conseille de faire tomber les aiguilles anciennes et mortes en peignant le pin avec vos doigts. Les jeunes pousses du printemps produisent les nouvelles aiguilles.


Depuis combien de temps a-t-il été éclairci ? Des brindilles trop fines et trop serrées seraient vulnérables de par cet excès de finesse, elles manqueraient de lumière. Si oui, éclaircissez les anciennes pousses, même si vous ne gardez qu'une brindille sur trois ou quatre. Au travers du houppier de votre pin vous devez voir toutes les brindilles et les branches. Un pin n'est jamais assez éclairci..


Voyez s’il n’est pas disposé trop longtemps à l’ombre dans la journée.


Je remarque qu’au début on prête une grande attention au pin en pot, puis avec le temps il y a un relâchement naturel comme si le pin était autonome.


La solution la plus appropriée est la vigilance bien sûr, aussi on peut voir à changer de pot

pour un plus grand.




Préparation du sol et apport organique pour la plantation d'un pin en

pleine terre



Avant toutes plantations et aussi particulièrement pour les pins il est indispensable de

décompacter le sol sur une surface de  deux mètre carré et 40 cm à 50 cm de

profondeur.


La mauvaise terre sera retirée puis remplacée par un à deux sacs de terre de bruyère selon le volume, voir plus encore si le pin est volumineux, puis un sac d’écorce de pin maritime, granulométrie moyenne à fine. Quelques litres de fumier déshydraté ou quelques poignées de corne broyée assureront une bonne végétation. Ce dernier apport peut aussi se faire chaque année.


Vous devrez bien mélanger la terre de bruyère et les écorces à la terre végétale.


Le pin sera légèrement surélevé de dix cm au dessus du sol initial (très important).


Une plantation trop profonde ne réussit pratiquement jamais, surtout lorsque la terre se compacte.


 


Ces conseil importants je les adapte à toutes mes plantations quelque soit l’espèce de conifère.


DIFFERENTS TERMES


Le compost est issu de la décomposition de déchets verts.


La terre de bruyère s’est formée dans les pinèdes par la décomposition d’aiguilles et d’écorces de pin.


Le fumier est composé de déjection animales, de paille ou autres végétaux secs servant de litière,  bien sûr l’ensemble est bien composté. Le fumier peut se commercialiser déshydraté en granulés. Je conseille particulièrement ce type d'amendement très riche et très efficace.


Le terreau universel est lui principalement composé de tourbe inerte fossilisée. Le plus souvent il est enrichit avec des engrais avant sa commercialisation.

Ce terreau non enrichie ne nourrit pas les végétaux, c’est simplement un support. Il remplace la terre végétale souvent trop lourde et compacte.

Il est indispensable d'y ajouter du compost du fumier et de la terre de bruyère. Cette dernière est importante pour ce qui concerne les pins ou autres types de conifères.


Y.B.